vendredi 4 mars 2011

Journal des infos du Bénin

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 4 mars 2011
Dans la journée ce jeudi 3 mars 2011, une délégation des organisations internationales était à Cotonou pour évaluer le processus électoral en cours afin d’apporter une certaine caution à ce qui se fait et améliorer ce qui peut l’être encore. Cette mission était conduite par un représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et composée d’émissaires de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeoa). A l’issue des différents contacts que cette délégation a eus auprès de la classe politique béninoise, des candidats à l’élection présidentielle, du gouvernement et des instituions de la République, surtout celles impliquées dans le processus électoral, elle a suggéré aux parties prenantes d’explorer toutes les voix de concertation conformes aux exigences législatives, notamment celles constitutionnelles et surtout ce qui concerne le délai du 6 avril, date de l’investiture du nouveau président élu afin de corriger tout ce qui doit l’être, telle que la délivrance des cartes d’électeur aux citoyens, pour un scrutin libre transparente et crédible dans des conditions optimales de paix. La délégation a clairement affiché son soutien au report de quelques jours du scrutin afin de permettre de réaliser le minimum raisonnable en termes de fiabilisation et de la crédibilité du processus.
Juste une journée a suffi aux députés pour étudier et adopter la loi dérogatoire devant permettre à la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente et informatisée (Cps-Lepi), la Mission indépendante de recensement national approfondi (Mirena) et la Commission électorale nationale autonome (Cena) d’organiser la prise en compte dans le processus électoral des citoyens non inscrits sur la Lepi afin que ceux-ci exercent librement leur droit de vote. Cela se passait ce jeudi 3 mars 2011 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Le débat était houleux au départ mais les camps en présence au Parlement se sont fait des concessions mutuelles en mettant au premier plan, dit-on, l’intérêt de la nation béninoise.
Dans la matinée du vendredi 4 mars 2011, le porte-parole de Boni Yayi, candidat à sa propre succession, M. Marcel de Souza, a indiqué, à l’occasion d’une conférence de presse, que le report du scrutin est acquis. Il constate que ce report est la conséquence directe du vote par l’Assemblée nationale de la loi dérogatoire portant sur la Lepi. Il rassure les Béninois que son candidat, actuel président de la République, adhère à cette nouvelle donne et doit procéder, dans les heures qui suivent, à la promulgation de la loi dérogatoire votée la veille par les députés.
Le président de la Cena, Joseph Gnonlonfoun, s’est adressé ce vendredi 4 mars 2011 à la presse. Il a indiqué que son institution est prête pour une organisation pratique du premier tour de l’élection présidentielle. Il souligne que le matériel lourd est déjà déployé sur le terrain et ceux sensibles sont en train d’être répartis dans les différentes localités. Cependant, Joseph Gnonlonfoun a fait observer qu’après les conclusions de la médiation Zinsou et la loi dérogatoire qui vient d’être votée à l’Assemblée nationale, et étant données les difficultés rencontrées actuellement dans la distribution des cartes d’électeur, un report de la date du scrutin s’impose. Et c’est dans cette perspective que son institution, a-t-il indiqué, a adressé une correspondance à la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral présidentiel et législatif, pour lui suggérer d’examiner la possibilité d’un report. Dans la perspective du report, le président de la Cena a indiqque la campagne électorale se poursuivra jusqu’à l’avant-veille du scrutin. Par ailleurs, dans le cadre des élections des députés de la 6ème législature, le président de la Cena a rendu public un communiqué invitant les états-majors des formations politiques désireux de prendre part aux législatives à déposer les dossiers de candidature au siège de la Cena et ses démembrements départementaux à partir du 10 jusqu’au 16 mars 2011.
La Cour constitutionnelle a rendu publique une décision pour déclarer conforme à la Constitution la loi dérogatoire adoptée ce jeudi par les députés à l’Assemblée nationale en vue d’autoriser la prise en compte des oubliés de la Lepi. Une décision qui ouvre la voie à la promulgation de la loi par le chef de l’Etat. Par ailleurs, suite à une saisine de la Cena, la Cour constitutionnelle a rendu une décision invitant le chef de l’Etat à prendre un décret pour convoquer à nouveau le corps électoral pour le 13 mars 2011.
Aubin R. TOWANOU

jeudi 3 mars 2011

Journal sur l'actualité au Bénin

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 3 mars 2011
L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Conceptia Ouinsou, qui a dirigé la haute juridiction pendant dix ans, vient de tirer sa révérence. Elle a été retrouvée sans vie ce mercredi 2 mars 2011 alors qu’elle a participé la veille encore à des échanges avec ses amis sur l’état de la nation et s’est couchée, comme d’habitude, après le départ de ses visiteurs. Certaine sources indiquent que les crises de colère qui sont devenues fréquentes chez elle suite à certaines décisions prises par l’actuelle mandature de la Cour constitutionnelle pourraient justifier une attaque inattendue qui l’emporterait.
Dans la journée de ce jeudi 3 mars 2011, les présidents des institutions de la République ainsi que des représentants de la classe politique se seraient retrouvés dans le cadre d’une concertation en vue de trouver une issue consensuelle, mais sans violation des textes, à la crise préélectorale qui mine le processus électoral en cours au Bénin. Des discussions, toujours en cours, il ressort que la date du 6 mars 2011 prévue pour la tenue du premier tour du scrutin présidentiel sera reportée.
Des sources concordantes révèlent que depuis ce mercredi 2 mars 2011, l’ancien président de la République, Mathieu Kérékou, se serait impliqué à cette étape du dialogue en cours. Celui-ci serait favorable à une issue consensuelle à la crise et pencherait pour le report en vue de la prise en compte des citoyens désireux de voter d’accomplir leur droit de vote.
Les mêmes sources indiquent que les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) étaient en plénière ce jeudi 3 mars 2011 pour statuer sur l’éventualité de la tenue du scrutin ce dimanche 6 mars 2011. Des discussions, révèlent les mêmes sources, il ressort, étant données difficultés que connaît le processus, notamment la distribution des cartes d’électeur, que le report du scrutin est de plus en plus incontournable. Pendant ce temps, les membres de la Commission politique de supervision de la réalisation de la Liste électorale permanente et informatisée (Lepi) et ceux de sa cellule d’exécution qu’est la Mission indépendant de recensement national approfondi (Mirena) s’activent pour rendre effective la distribution des cartes d’électeurs aux inscrits détenteurs d’un récépissé d’inscription sur la Lepi. Une opération qui connaît d’énormes difficultés voire, une confusion totale dans certaines localités.
Au Parlement, les députés ont repris place à l’hémicycle ce jeudi 3 mars après la longue polémique autour de la convocation de la session spéciale chargée de l’adoption de la loi dérogatoire devant permettre au plus grand nombre d’électeurs de disposer de cartes d’électeur afin de pouvoir voter lors des prochaines élections.

En fin de journée ce jeudi 3 mars, une délégation conduite par un émissaire du secrétaire général des Nations unies et composée de représentants de l'Union africaine et de la Cedeao était à Cotonou et a rencontré les différents acteurs de premier plan du prosessus électoral en cours au Bénin. En fin de journée, le chef de la délégation a indiqqu'il soutient le report de la date du premier tour de la présidentielle dans le respect du délai constitutionnel du 6 avril pour l'investiture du nouveau président élu.
Sur le terrain de la campagne électorale qui bat son plein sur toute l’étendue du territoire nationale, chaque candidat monte les enchères en ce qui concerne les promesses électorales. Des plus saugrenues au plus pertinentes, les électeurs sont submergés de bonnes intentions tout comme s’il existait un seul candidat qui maitrisait les fondamentaux de l’économie nationale. Fondamentaux s’entend : monnaie, les fiscalités intérieure et extérieure, les taux de change, le marché financier, etc. Le camp présidentiel mise actuellement sur les pauses tous azimut de premières pierres sur des chantiers de construction d’infrastructures publique et les remises de matériels aux plus démunis dans tout le pays sans oublier les universités publiques qui sont l’heure des inaugurations d’amphithéâtres. Pour les autres candidats qui ne disposent pas des moyens de l’Etat pour se faire la propagande, les promesses, au risque même de paraître démagogue, sont leurs seules trouvailles.
Aubin R. TOWANOU

mercredi 2 mars 2011

Journal sur l'actualité au Bénin

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 1er mars 2011
Attendus pour ouvrir une session extraordinaire devant adopter une loi dérogatoire permettant de prendre en compte les personnes non inscrites sur la Liste électorale permanente et informatisée (Lepi), les députés n’étaient pas présents au l’hémicycle ce lundi 28 février 2011. Interpellé, chaque camp en présence se défend. Pour le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, il n’a jamais reçu sur sa table une demande de session extraordinaire en bonne et due forme comme le stipulent les testes législatifs. Il a reconnu avoir eu connaissance d’une demande dont les signataires n’atteignaient pas la majorité absolue requise pour actionner le processus d’ouverture d’une session extraordinaire au Parlement. En face, il y a les députés de l’opposition qui estiment que le président de l’Assemblée nationale joue plutôt avec l’avenir de la nation parce qu’il ne veut pas de l’adoption de la loi dérogatoire, comme le soutient la majorité au pouvoir dont il est membre par médias interposés. Les députés de l’opposition soutiennent qu’ils ont non seulement déposé une demande de session extraordinaire mais celle-ci est belle et bien signée par une majorité 43 députés sur les 83 que compte l’Assemblée nationale. Les opposants ajoutent que « le président Mathurin Nago, après avoir brillé par son absence au Parlement, a choisi d’aller faire économie de vérité sur le plateau de la télévision nationale, organe pris en otage par les gens du pouvoir pour mettre le pays à feu et à sang comme l’avait promis le président de la République ». Ainsi, une nouvelle polémique est née malgré les délais pressants.
Toujours sur le plan électoral, il faut noter que la distribution des cartes d’électeur connaît d’énormes difficultés. Il y a dans un premier temps, les électeurs qui retrouvent leurs noms sur des listes qui les obligent à voter dans une localité autre celle de leur résidence où ils ont été inscrits, étant donné que les inscriptions se sont effectuées par la méthode du porte-à-porte. D’autre part, il y a les électeurs qui constatent que la carte à eux remise porte une photographie qui n’est pas la leur. Enfin il y a des personnes régulièrement inscrites qui ont constaté, récépissé en main, qu’ils n’ont pas été pris en compte lors de l’établissement des cartes d’électeur et donc ne peuvent prétendre participer au vote si rien n’était fait pour les prendre en compte.la liste des difficultés est longue et jette un épais brouillard sur la possibilité de faire tenir le premier tour de la présidentielle le 6 mars prochain conformément au dernier décret portant convocation du corps électorale.
Pendant que l’incertitude grandit quant à la fiabilité de la liste électorale, la commission électorale nationale autonome (Cena) est très avancée dans l’organisation pratique du scrutin. Du moins, c’est ce sur les médias sur les médias ue soutient le président de la Cena. Le matériel lourd, ainsi que certains sensibles, sont régulièrement déployés sur le terrain au moyen des camions de l’armée. Cette impression d’organisation parfaite donnée par le président de la Cena cache de nombreux problèmes qui restent à résoudre. Les démembrements de la Cena, installés depuis plusieurs jours, sont sans moyen. Il y en a qui ne disposent même pas de bâtiment et à qui ont envoie du matériel. D’autres disposent de bâtiment mais pas de mobiliers pour travailler alors que la Cena leur envoie des équipements qu’ils sont obligés de parquer, à même le sol, dans des sales parfois à sol humide.
Sur le marché de négociation des électeurs, les tractations vont bon train malgré tout. Les différents candidats sont sur le terrain et multiplient manifestations et visites surprises pour ratisser large. Tout ceci se fait dans une ambiance faite de respect du droit à la différence, même s’il y a par endroit des cas de tentatives de provocation qui n’aboutissent pas à des scènes de violence majeure.

Aubin R. TOWANOU

samedi 26 février 2011

Journal de l'actualité au BENIN

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 25 février 2011
La campagne électorale se poursuit avec quelques rares caravanes qui sillonnent les grandes viles du Bénin. La grande particularité étant que les états-majors ont choisi d’adopter la stratégie du porte-à-porte pour se faire entendre des électeurs. Il faut toutefois noter que le candidat Boni Yayi, président sortant a opté pour le lancement tous azimut de travaux de construction d’infrastructures diverses, notamment routières.
Sur le plan politique, il faut noter que la crise de la Liste électorale permanente et informatisée (Lepi) se poursuit. Suite aux deux descentes des ténors de la clase politiques nationales sur la Cour constitutionnelle sans succès,  des démarches sont entreprises à plusieurs niveaux pour essayer décrisper la situation.
Les anciens présidents de la République, Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo ont entrepris des démarches en ouvrant un dialogue qui prend en compte, les candidats à l’élection présidentielle, le gouvernement, la Commission électorale nationale autonome (CENA), la Commission politique de supervision de la Lepi et les cadres de la Mission indépendante de recensement électorale approfondi (RENA). Des rapports d’étape, on peut retenir que les parties prenantes à la négociation sont sur le point de trouver un modus vivendi. Dans les couloirs, on apprend qu’une attente est sur le point d’être trouvé afin de procéder à des modifications législatives permettant de prendre en compte en plus des enregistrés par la Lepi ceux qui ne l’étaient pas mais qui ont pris la peine de s’inscrire à l’époque des réclamations dans les cahiers ouverts par la MIRENA à cet effet.
La classe politique nationale attend donc la conclusion de ce dialogue qui doit être immédiatement suivi par une cession du Parlement qui doit traduire dans les actes les décisions prises dans le strict respect des dispositions constitutionnelles, législatives et règlementaire en ayant pour principale balise le 6 avril, date de l’investiture du nouveau président de la République élu.

Le samedi, le chef de l'Etat, Boni Yayi a reçu en audience les anciens présidents de la Républiue ui ont pris l'initiative du dialogue et ont partagé avec lui les conclusions des assises de la classe politiue visant la paix. Le chef de l'Etat a partagé ses points de vue sur la uestion avec ses hôtes et a exprimé sa volonté ainsi ue sa disponibilité à accompagner toute initiative visant la paix.
Aubin R. TOWANOU

mercredi 23 février 2011

Contraint de sauver le « régime Yayi » de l'affaire ICC-Services au Bénin

A quant la fin du calvaire du procureur Amoussou ?
Il y a quelques jours, l’ex-procureur général près la Cour d’appel du tribunal de Cotonou, Constant Amoussou, a rendu public un mémorandum publié dans les parutions du vendredi 18 et lundi 21 février 2011 du quotidien « L’Evénement Précis ». De la lecture du document, on retient que l’intéressé serait un bouc émissaire du régime Boni Yayi dont on s’est servi pendant que le dossier ICC-Services était brûlant mais qu’on a abandonné en prison depuis, malgré que plus rien ne justifierait sa détention préventive.
« La justice Béninoise ne serait pas libre et le pouvoir exécutif s’en servirait à volonté pour régler des comptes ou se donner bonne conscience » L’affirmé n’est pas excessif suite à la lecture du mémorandum du magistrat Constant Amoussou. Car, celui-ci n’a pas hésité à démontrer que sa détention préventive se poursuit parce que ainsi en a décidé le président de la République qui ferait de la justice, depuis la base jusqu’au sommet, une marionnette. Et lorsque cette démonstration vient d’un ancien procureur général près la plus haute juridiction de première instance au Bénin, nous y croyons sans réserve. Car, nous-nous souvenons encore des points de presse tenus par l’intéressé lorsqu’il était en poste pour justifier certaines détentions préventives pas trop catholiques.
Il fait plus mal en prison qu’en liberté
En prenant en compte les affirmations faites par le magistrat Amoussou pour expliquer sa mésaventure, on se rend compte qu’il a été victime d’un système qui l’a fait, l’a utilisé et qui s’est retrouvé dans l’obligation d’en faire un fusible qui saute pour sauver sa pérennité. Mais au-delà de cet état de fait, la question fondamentale est celle de savoir pourquoi on l’oublierait en prison s’il a accepté de jouer le jeu. Aujourd’hui, nous ne croyons pas qu’il serve à grand-chose en prison. La preuve, c’est parce que sa détention préventive tardait à connaître une fin, malgré la clôture de l’instruction, qu’il s’est vu contraint de faire des déballages. Il n’est donc pas plus utile en prison. Et aussi longtemps que durera sa détention préventive, sa théorie de bouc émissaire sera soutenable. Car, il est inutile de maintenir en prison quelqu’un qui n’y sert à rien, ni pour ses détracteurs, ni pour la justice elle-même. Aussi, le régime a intérêt qu’on agite le moins possible, ce que sa détention favorise, cette affaire ICC-Services et consort en cette période électorale où les adversaires de Boni Yayi ne perdront aucune occasion pour en faire leurs choux gras. A preuve, les affiches de campagne électorale en font déjà visiblement étalage. Pourvu que le juge Amoussou ne connaisse pas le sort d’un certain colonel Kouandété, paix à son âme, qui a recouvré sa liberté confisquée dès l’investiture en avril 1996 du président Mathieu Kérékou.
Aubin R. TOWANOU

Journal des infos sur le Bénin

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 22 février 2011
La fin de la semaine dernière a été marquée par la publication d’un mémo sur l’interpellation et l’incarcération de l’ex-procureur de la République, M. Constant Amoussou. Il a une fois encore apporté sa version qui met en évidence l’implication personnelle de Boni Yayi dans l’affaire ICC-Services et consorts.
La campagne électorale a commencé timidement mais activement selon les centres d’intérêt délibérément choisis par les candidats et leurs états-majors.
La liste Lepi, bien que fantomatique, a été mise à disposition de la Cena qui a promis l’examiner minutieusement avant son usage. Les cartes d’électeur continuent  d’être tirées sur les presses de l’ONIP.
Des véhicules militaires et d’autres portant des plaques rouges à immatriculation connues et publiées dans les médias, venant et allant à la présidence de la République ont entrepris de déchirer nuitamment des affiches de l’Union fait la Nation à la suite d’un communiqué du gouvernement dénonçant le fait que certains candidats à l’élection présidentielle auraient mis des affiches injurieuses pour d’autres candidats.
La pression sur Robert Dossou est telle qu’il a jugé opportun, une première dans l’histoire des Cours constitutionnelles, d’effectuer le dimanche soir une sortie médiatique sur ORTB-TV où il a été reçu par deux journalistes. Il s’est efforcé de défendre la crédibilité de son institution qui ne servirait que la République depuis son investiture.
De sources concordantes, des Libyens douteux qui seraient armés circulent sur le territoire national et personne ne sait celui qui les a commis. Pour l’heure, les deux principaux camps en présence s’accusent mutuellement d’être l’instigateur de cette entreprise périlleuse.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a rendu publique une décision interdisant l’exposition d’affiches injurieuses. Dans une autre décision, la Haac interdit à tout candidat la destruction d’affiches de campagne en se déclarant seule institution autorisée à juger du caractère injurieux d’une affiche et partant capable d’ordonner son retrait.
Plusieurs jours après le lancement de la campagne électorale, les grands mouvements de campagne ne sont pas actuellement perceptibles. Cependant, le quadrillage du territoire est perceptible dans une stratégie de campagne porte à porte.

MEMO SUR L’ACTUALITE POLITIQUE NATIONALE
Du 18 février 2011
Après le report du premier tour de l’élection présidentielle du 27 février au 6 mars 2011, la crispation politique au Bénin s’est accentuée. Toute chose qui alourdit l’atmosphère politique déjà suffisamment brumeuse.
Dans le camp du pouvoir, l’utilisation de la Lepi est un impératif, même s’il faut reporter plusieurs fois l’élection.
Pour l’opposition, il n’est pas question d’utiliser la Lepi si tous ceux qui désirent s’inscrire sur cette liste n’y sont pas enregistrés. Ces ténors ont animé une conférence de presse ce mardi pour exposer leur point de vue en avertissant de leur disponibilité à affronter tout pouvoir qui ne reconnaîtra pas à l’ensemble des Béninois leurs droits constitutionnels à l’occasion de la tenue des élections de 2011.
La Commission électorale nationale autonome (Cena) qui a la responsabilité de l’organisation des élections, donc de la qualité de la liste électorale et non la Commission politique de supervision de la Lepi (CPS-Lepi), accorde pour le moment une certaine confiance à cette dernière institution. Or, la CPS-Lepi qui devrait libérer la liste depuis plusieurs semaines, ne cesse de repousser la date de sa mise à disposition de la Cena. Toute chose qui jette de sérieux doute sur la tenue à bonne date des élections. Car, en réalité, la Lepi ne peut être prête si on respecte strictement toutes les prescriptions de la loi. Et tous ceux qui soutiennent mordicus son utilisation le savent mais ont leurs intérêts ailleurs.
Pendant ce temps, la précampagne continue et les déclarations de soutien vont bon train. Même si les députés à l’Assemblée nationale ont brillé ces derniers jours par leur absence à l’hémicycle empêchant la désignation des membres des commissions électorales niveau communes et arrondissements, ceux des niveaux supérieurs étant déjà désignés. Ce dernier manquement a même obligé le président de la Cena à saisir la Cour constitutionnelle qui a rendu sa décision le mardi dernier. Dans son arrêt, la Cour a invité les députés à désigner d’autres secrétaires parlementaires pour contourner l’absence répétée et astucieuse des secrétaires parlementaires élus au sein du bureau du Parlement. Aussi, elle a demandé aux députés de siéger, même en cas de défaut de quorum, en toute légalité pour accomplir les tâches qui leur reviennent dans le processus électoral en cours, étant donné l’urgence de la situation.
Le jeudi dernier, date du lancement de la campagne électorale officielle, 11 des 14 candidats ( sauf Boni Yayi, Marie Elise Gbèdo et Dahissiho) ont tenu une concertation à l’issue de laquelle ils ont proposé un report à nouveau de la date du scrutin afin de corriger au mieux les imperfections que présente la Lepi (liste électorale permanente et informatisée) dans son état actuel. Dans la même soirée, le camp présidentiel fait une sortie médiatique et annonce que le processus tel qu’engagé est irrévocable.
Le même jour, à l’Assemblée nationale, les députés de l’opposition ont empêché la tenue de la séance plénière chargée d’adopter la liste des membres Cec (commission électorale comunale) et Cea(commission électorale d’arrondissement) devant compléter la liste des membres de la Cena (commission électorale nationale autonome).
Le président de la Cena a lancé la campagne électorale ce jeudi en se mettant dans la logique que toutes promesses de Arifari Bako seront tenues.
Le vendredi, les députés de l’opposition ayant à leur tête Rosine Viéyra Soglo ont marché sur la Cour constitutionnelle sans succès. Ils ont été arrêtés dans leur déplacement par des militaires armés prêts à dégainer.
Le médiateur de la République le professeur Albert Tévoédjrè a effectué une sortie en proposant que les dispositions soient prises afin que le jour du scrutin, les autorités locaux tiennent la liste des personnes lésées afin d’apprécier l’ampleur des omissions de citoyens sur la Lepi.

mercredi 16 février 2011

Promotion de la recherche pour le développement en Afrique

Trois inventeurs innovent dans le domaine de la santé au Bénin
Pendant longtemps, les chercheurs africains, notamment béninois, ont failli à leur mission de promotion du développement par la recherche fondamentale devant conduire à des inventions et innovations utiles pour apporter des réponses aux besoins des populations. Depuis quelques années, cette réalité n’est plus la même et les Béninois peuvent se satisfaire de précieuses avancées qui suscitent admiration même si beaucoup restent à faire.
L’histoire de l’humanité nous enseigne que le meilleur développement dans un pays est celui qui s’appuie sur les offres de produits et services visant les apports de solutions endogènes aux besoins pressants des citoyens. Ainsi, de nombreuses réflexions sur la problématique du développement en Afrique relèvent le fait que les limites du développement de l’Afrique résident dans l’incapacité des structures africaines à apporter des solutions endogènes, dans un processus créateur de richesses, aux problèmes rencontrés par les populations, donc les consommateurs locaux. Trois inventeurs béninois ont compris cet état de chose et ont, chacun dans un processus particulier, pris la responsabilité de perturber les habitudes en apportant des solutions locales, entre autres, aux traitements de certaines maladies de grande préoccupation.
Le professeur Aziadomè et les hépatites
Les thérapeutes qui s’appuient sur les pratiques traditionnelles à base de plantes et autres matières organiques intervenant dans les différentes thérapies ont depuis toujours proposé des traitements pour guérir certains malades des hépatites. Cependant, le profil du professeur Kogblévi Aziadomè, enseignant à l’université, a concouru à la reconnaissance qui lui est faite dans la prise en compte de la thérapie qu’il a proposé et qui soulage nombre de malades béninois. Aujourd’hui, au-delà du Bénin, son traitement fait le tour du monde et rencontre des succès évidents étant donné l’ampleur de ses activités qui vont au-delà du seul traitement des hépatites. Nous l’avons rencontré et il nous a parlé de comment il en est arrivé au traitement des hépatites. En effet, déjà enfant, Kogblévi Aziadomè avait un foie très fragile pour ne pas dire un foie malade. Ainsi, ses parents l’avaient soumis à un traitement à base se plante, étant donné leur moyen limité qui ne leur permettait pas d’aller souvent en pharmacie. Devenu adulte, ces traitements continus, qui ont occupé une très grande place dans sa vie, l’ont inspiré face aux difficultés que rencontraient certains de ses proches. Il leur a souvent apporté son aide en leur procurant des décoctions, tisanes et infusions. D’efficacité en efficacité, il s’est rendu compte que les traitements qu’il proposait recèlent des substances actives qui peuvent jouer un grand rôle sur les maladies du foie. C’est de là qu’est partie l’idée de proposer, bien sûr après des essais en laboratoire, un traitement élaboré et strictement dosé, dans le traitement des hépatites. Voila comment du malade sans moyen le Pr. Kogblévi Aziadomè est passé au statut d’inventeur en matière de santé disposant aujourd’hui de toute une manufacture de production en série.
La drépanocytose et les prouesses du Dr. Fagla Mèdégan
Le Dr. Jérôme Fagla Mèdégan est un médecin au sens moderne du terme. Mais il ne s’est pas enfermé dans les connaissances scientifiques. Si lui n’était pas né drépanocytaire, il a eu la chance d’être le fils d’un grand maître des couvents de fétichistes. Dans ce milieu, le jeune Fagla Mèdégan a constaté que lors des rites du fétichisme, les adeptes subissent des sévices qui provoquent parfois de sérieuses hémorragies pouvant conduire à une anémie. Mais au finish, les adeptes sont soignés à base de plantes et guérissaient plus vite que ce qu’il a pu observer dans le cadre des traitements cliniques d’anémie. Ainsi, partant de ses connaissances acquises lors de sa formation et prenant en compte l’ensemble de ses expériences tant au couvent que dans la pratique médicale, le Dr Fagla a entamé de profondes recherches fondamentales sur les plantes qu’il a vu manipuler dans les couvents pour traiter des affections relatives au sang. Ainsi, il constate au laboratoire que des globules rouges, d’une forme particulière, prélevées chez des drépanocytaires retrouvaient vie sous l’effet de certaines substances actives, contenues dans les plantes. Au bout de plusieurs essais en laboratoire, le médecin chercheur Fagla a décidé de poursuivre ses expérimentations sur les malades de son entourage. Les résultats étaient toujours satisfaisants. Rassuré par l’efficacité obtenue, il soumettra les conclusions de ses travaux aux spécialistes des milieux les plus rigoureux en Occident et le voilà admis dans le cercle des inventeurs en matière de traitement médical. Plusieurs distinctions de reconnaissance aux plans national et international viendront couronner ses efforts.
Valentin Agon dans la lutte contre le paludisme…
Le paludisme est de loin la première cause de mortalité en Afrique. En absence de vaccin, le traitement de cette maladie par les médicaments existants en pharmacie ainsi que la prévention en évitant les piqures des moustiques, agents vecteurs de la maladie, sont les seules mesures adoptées par la communauté internationale pour faire face au drame. Aussi, est-il utile de préciser que les microbes responsables de la maladie présentent depuis plusieurs années des résistances remarquables à certains traitements existants en pharmacie. C’est pour apporter une réponse locale à un mal qu’il considère comme une difficulté locale que Valentin Agon, a, en plus des nombreux autres traitements qu’il propose pour guérir une série d’affections, mis au point le produit nommé « Api-palu ». Valentin Agon n’est pas un médecin. Il n’est pas non plus un enseignant du supérieur. Donc il n’est pas un chercheur au sens universitaire du terme. Il est tout au plus un diplômé de l’université dans un domaine qui n’a rien à voir avec la recherche en santé. Mais il est un observateur averti qui a compris qu’on peut résoudre le problème des résistances des agents pathogènes en utilisant les substances actives naturelles tirées des plantes en les conservant au moyen de produits apicoles. En effet, il note que le miel, produit par les abeilles, constitue une précieuse substance de conservation de substances actives à l’état naturel. Ainsi, « Api-Palu » est né et fait le bonheur de nombre de malades béninois n’ayant pas les moyens de recourir aux pharmacies. Car, vendu à moins de 2 dollars US, « Api-Palu » est un traitement qui coûte moins chère que les produits ordinaires vendus en pharmacie et dont le coût varie autour de 15 dollars pour un traitement adéquat. Il faut noter que les traitements subventionnés par les pouvoirs publics proposés dans certains centres de santé sont quasiment vendus au même prix que « Api-Palu » mais pas disponibles pour le grand public. Il est tout aussi utile de préciser que l’utilisation du produit « Api-Palu » n’est pas recommandée lorsque le malade a atteint un niveau d’infection tel qu’on ne peut lui administrer un traitement par voix orale en cas de vomissement par exemple. Pour cette invention, Valentin Agon a reçu de précieuses distinctions de reconnaissance tant aux plans africain qu’occidental. « Api-Palu » est adopté au Bénin et ailleurs où le paludisme est une réalité. Aujourd’hui, il a développé une affaire remarquable qui emploie une main d’œuvre importante créant des richesses au Bénin.
Au demeurant, ces trois inventeurs béninois, révèlent que la recherche fondamentale, ou la recherche scientifique tout court, lorsqu’elle part des supports de recherche existants localement et qu’elle conduit à la recherche de solutions à des difficultés locales, elle est systématiquement adoptée par les populations et constitue un tremplin sur le plan économique. Il s’agit là d’exemples à copier pour le grand nombre des chercheurs africains qui préfèrent effectuer des recherches rien que pour avoir des diplômes universitaires.
Aubin R. Towanou