mercredi 18 avril 2012

France – Afrique, malgré la présidentielle en France

Le Sénégal bénéficie d'un prêt de 
130 millions d'euros

Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, et le président sénégalais Macky Sall à l'Elysée ce 18 avril
 En cette période électorale, Nicolas Sarkozy a reçu à l'Elysée le nouveau président sénégalais, ce mercredi 18 avril. C’est la première visite officielle de Macky Sall en France depuis son élection le 25 mars dernier. A l'issue du déjeuner, la France et le Sénégal ont signé un accord de défense ainsi qu'une convention de prêt de Paris à Dakar d'un montant de 130 millions d'euros.
   
Macky Sall et Nicolas Sarkozy ont donné, en début d'après-midi ce mercredi, une conférence de presse conjointe au palais de l'Elysée. Le président français a salué la bonne tenue de la démocratie sénégalaise.
Nicolas Sarkozy, président de la République française
« Après 10 ans sans élection, une nouvelle transition démocratique au Sénégal, c'est une victoire pour l'Afrique. Il faut espérer en l'Afrique, espérer en l'Afrique démocratique avec un homme comme Macky Sall. Et espérer dans l'avenir économique de l'Afrique. »
Le président sénégalais nouvellement élu s'est ensuite exprimé. Il a d'abord tenu à remercier la France pour son aide financière et a également demandé au président français de soutenir le Sénégal dans sa « politique de transparence ».
Macky Sall, président du Sénégal
« Je voudrais vous remercier surtout pour l'aide budgétaire de 130 millions d'euros [...]. Parce que dans le contexte dans lequel j'ai hérité du Sénégal, c'est un gros ballon d'oxygène que vous me donnez et que vous donnez au peuple sénégalais. »
                                                                                                                                        (Source : RFI)

lundi 16 avril 2012

Mali - nouvelles autorités

Beaucoup de flou encore sur le partage
du pouvoir
Le ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé (d) le ministre ivoirien de l’intégration africaine Adama Bitogo à la réunion à Ouagadougou, le 15 avril 2012.
Le ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé (d) le ministre ivoirien de l’intégration africaine Adama Bitogo à la réunion à Ouagadougou, le 15 avril 2012.
Photo AFP / Ahmed Ouoba

Au Burkina Faso, l’ex-junte et la classe politique malienne, à l’issue de discussions, ont appelé dimanche 14 avril à l’ouverture sans délai de pourparlers entre les autorités de transition et les groupes armés qui contrôlent le nord du pays. Que faut-il retenir de ce huis clos et que faut-il comprendre entre les lignes de la déclaration de Ouagadougou et de ce qui s’est décidé dans la coulisse ?







 Cette solution de consensus adoptée in extremis et a minima semble satisfaire toute les parties maliennes. Après deux jours de discussions très difficiles, le document final reste volontairement flou et n’a pas été signé. Il s’agit d’une simple déclaration dont chaque article, ou presque, renvoie à l’accord-cadre de remise du pouvoir aux civils, signé par l’ex-junte le 6 avril dernier, c’est-à-dire au point de départ.
La question de la durée de la transition politique n’est pas tranchée. Aucun accord non plus sur l’un des principaux points de blocage : le devenir de Dioncounda Traoré après sa période de présidence intérimaire de 40 jours.
Pourtant à Ouagadougou, les médiateurs burkinabè et ivoirien ont bel et bien aidé la classe politique malienne à avancer sur un point, celle de la nomination du Premier ministre. Selon le ministre des Affaires étrangères burkinabè Djibrill Bassolé et le ministre ivoirien de l’Intégration africaine Adama Bictogo, celle-ci pourrait intervenir dans les prochaines 48 heures. Une short-list de trois personnes aurait déjà été arrêtée.
Le mode de désignation reste très confus et repose sur un accord tacite entre les partis. C’est le CNRDRE, c’est-à-dire l’ex-junte qui proposera son candidat en concertation avec la Cédéao (la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), mais c’est le président intérimaire qui devra valider cette nomination par décret.
Le compromis ménage les susceptibilités des uns et des autres. Chacun a ainsi le sentiment de peser dans la désignation finale. Pour autant, les désaccords de fond sont encore loin d’être résolus.

(Source:RFI Afrique)

Bénin - remaniement ministériel


 Le nouveau gouvernement de Boni Yayi

Le 10 avril 2012, Boni Yayi, président de la République du Bénin, chef de l'Etat, chef du gouvernement, a procédé à un remaniement ministériel. La particularité de cette nouvelle équipe est qu'elle porte en son sein un ministre d'Etat chargé des affaires présidentielles, tel que annoncé par la rumeur dès sa réellection en mars 2011. Quant à la surprise inatendue, le président Yayi qui est déjà consacré chef suprême des armées par la Consitution, s'est attribué le portefeuille de la défense. Lire à la suite le contgenu du décret pris à cet effet.


                                                                                                
Boni Yayi, Président de la République du Bénin
                             
REPUBLIQUE DU BENIN 
                 --------     
        PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 
                        ---------       
                                                                  DECRET N°2012-069 DU 10 AVRIL 2012
 
                                                  Portant composition du Gouvernement.
 
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ,
CHEF DE L’ETAT,
CHEF DU GOUVERNEMENT,
 
 
Vu  la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République  du Bénin ;
 
Vu  la proclamation le 29 mars 2011 par la Cour Constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 13 mars 2011 ;
 
Vu  la lettre n°2012-048-AN/Pt/SP-C du 10 avril 2012 relative à l’avis consultatif du Bureau de l’Assemblée Nationale sur le remaniement     technique du Gouvernement.
 
 
D  E  C  R  E  T  E :
 
Article 1er : Le Gouvernement de la République du Bénin est composé comme suit :
 
Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement Chargé de la Défense Nationale : Son Excellence Dr Boni YAYI
                           
Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action
Gouvernementale, de l’Evaluation des Politiques Publiques,
du Programme de Dénationalisation et du Dialogue Social (PM/CCAGEPPPDDS) : Monsieur Pascal Irénée KOUPAKI
 
Ministre d’Etat Chargé des Affaires Présidentielles
(MECAP) : Monsieur Issifou KOGUI  N’DOURO
 
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes
(MISPC) : Monsieur Benoît Assouan Comlan DEGLA

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice , de la Législation
et des Droits de l’Homme, Porte-Parole du Gouvernement
(GS/MJLDH-PPG) : Madame Akuavi Marie-Elise Christiana GBEDO
 
Ministre de la Décentralisation , de la Gouvernance Locale ,
de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire
(MDGLAAT) : Monsieur Raphaël EDOU
 
Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine,
de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur
(MAEIAFBE) : Monsieur Nassirou BAKO ARIFARI

Ministre du Développement, de l’Analyse Economique
et de la Prospective (MDAEP) : Monsieur Marcel Alain de SOUZA

Ministre de l’Economie et des Finances
(MEF: Monsieur Jonas GBIAN
 
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
(MAEP: Monsieur Katé SABAÏ
 
Ministre de l’Industrie, du Commerce, des Petites
et Moyennes Entreprises (MICPME: Madame Madina SEPHOU
 
Ministre de l’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières,
de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables
(MERPMEDER) : Madame Sofiatou ONIFADE BABAMOUSSA

Ministre de la Santé
(MS: Madame Dorothée Akoko KINDE GAZARD

Ministre des Enseignements Maternel et Primaire
(MEMP: Monsieur Eric Kouagou N’DA

Ministre de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique
et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes
(MESFTPRIJ: Monsieur Alassane SOUMANOU

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique (MESRS: Monsieur François Adebayo ABIOLA

Ministre du Travail et de la Fonction Publique
(MTFP: Madame Mëmouna  KORA ZAKI LEADI

Ministre de la Jeunesse , des Sports et Loisirs
(MJSL) : Monsieur Didier APLOGAN-DJIBODE

Ministre Chargé de la Microfinance , de l’Emploi des Jeunes
et des Femmes (MCMEJF) : Madame Reckya MADOUGOU
 
Ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme
(MEHU: Monsieur Blaise Onesiphore AHANHANZO GLELE
 
Ministre Chargé des Relations avec les Institutions
(MCRI: Madame Safiatou BASSABI ISSIFOU MOROU

Ministre des Travaux Publics et des Transports
(MTPT: Monsieur Lambert KOTY
 
Ministre de la Communication et des Technologies
de l’Information et de la Communication
(MCTIC: Monsieur Max Barthélémy
AHOUEKE
 
Ministre de la Culture , de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAAT) : Monsieur Babalola Jean-Michel Hervé ABIMBOLA.
 
Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle
(MRAI: Monsieur Martial SOUNTON
 
Ministre de la Famille , des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale , des Handicapés et des Personnes de Troisième Age
(MFASSNHPTA: Madame Fatouma AMADOU DJIBRIL
 
Ministre Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires
(MDCEMTMIP/PR) :
Monsieur Valentin DJENONTIN-AGOSSOU
 
 
 
 
Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes  dispositions antérieures  contraires, notamment celles du décret n° 2012-004 du 24 janvier 2012, sera publié au Journal Officiel.
 

                             Fait à Cotonou, le 10 avril 2012

 
Par le Président de la République ,
 Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement,
 
 
 
 
 
 
                                                                          Dr Boni YAYI.-
 
 
 
AMPLIATIONS : PR 10 AN 6 CS 2 CC 2 CES 2 HAAC 2 SGG 4 MINISTERES 26  PREFETS 12 COMMUNES 77 EMG/FAB+ ETATS-MAJORS + CAB-MIL + SG/D 23 INTERESSES 26 SPD 2 -DGB-DCF-DGTCP-DGID-DGDDI  5 DPE-DAN-DLC 3 GCONB-DCCT-INSAE 3 BCP-CSM-IGAA 3 UAC-ENAM-FADESP 4 UNIPAR-FDSP-CCIB 3  JO 1.

jeudi 5 avril 2012

Banque mondiale


Un éditorial du Dr Jim Yong Kim, candidat du Président Obama au poste de Président

Le 23 mars, le Président Obama a présenté Dr. Jim Yong Kim comme le candidat des États-Unis au poste de Président du Groupe de la Banque mondiale. Lire l’éditorial qu’il a rendu public pour exhorter la communauté internationale à une Banque mondiale plus inclusive et ouverte.

La Banque mondiale (…) « constitue une source vitale d’assistance financière et technique pour les pays à revenus faibles et intermédiaires à travers le monde, pour l’amélioration des conditions de vie et pour la résolution des défis complexes découlant des conflits et des changements climatiques, entre autres. La Banque mondiale est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour améliorer les conditions de vie à travers le monde et l’expérience personnelle de Dr. Kim, ainsi que ses nombreuses années de service dans le développement font de lui un candidat idéal pour ce poste.
Les capacités d’innovation de M. Kim ne font l’objet d’aucun doute. Il a dédié sa carrière à l’amélioration des conditions de vie des citoyens des pays en voie de développement et s’est illustré en tant que grand défenseur de la cause relative aux pandémies mondiales dans les milieux universitaires, les organisations multilatérales et directement sur le terrain avec les patients et les institutions de développement partenaires.
En sa qualité de médecin et d’anthropologue, il est le co-fondateur de l’Ong Partners In Health et l’ancien chef de l’équipe de l’Oms qui mène la campagne pour le traitement de 3 millions de patients atteints du Vih/Sida. Il fut le Président du département de la santé publique dans le monde et de la médecine sociale à l’école de médecine de Harvard ; et, au cours des trois dernières années, il a été un dirigeant visionnaire de l’une des plus grandes institutions universitaires du monde, agissant en qualité de Président de Darmouth College.
Dr. Kim jouit vraiment d’une expérience mondiale. Il a travaillé de l’Asie en Afrique, en passant par les Amériques - des grandes capitales aux petits villages. Son histoire personnelle est un exemple de la grande diversité de notre pays et le symbole que tout le monde peut atteindre des sommets, aussi longtemps que ses talents peuvent le maintenir. Il comprend les défis du développement et a fait preuve de sa capacité à établir des partenariats efficaces à travers le monde.
Le texte ci-dessous est l’éditorial qu’il a publié le 28 mars 2012 dans le Financial Times suite à sa proposition par le Président Obama :
Ma propre vie et mon travail m’ont conduit à percevoir que le développement inclusif - investir dans les hommes - est un impératif économique et moral. Je suis né en Corée du Sud au lendemain de la guerre, avec des routes non goudronnées et un niveau d’alphabétisation bas. J’ai vu comment l’intégration dans l’économie mondiale peut transformer un pays pauvre en l’une des économies les plus dynamiques et prospères du monde. J’ai vu l’impact de l’investissement dans les infrastructures, les écoles et les centres de santé sur l’amélioration des conditions de vie. Et je reconnais que la croissance économique est primordiale pour générer des ressources qui seront investies dans la santé, l’éducation et les biens d’utilité publique.
Chaque pays doit suivre son propre chemin de croissance, mais notre mission collective doit permettre qu’une nouvelle génération de pays à revenus faibles et intermédiaires bénéficie d’une croissance économique durable qui génère des opportunités pour tous les citoyens. En ma qualité de co-fondateur de Partners in Health et Directeur de l’initiative pour le traitement du Vih/Sida de l’Oms, j’ai acquis une grande expérience sur le terrain qui sera d’une importance capitale pour la Banque mondiale. J’ai déjà lutté contre les forces qui maintiennent dans la pauvreté plus d’un milliard de personnes. J’ai travaillé dans des villages où moins d’une personne adulte sur dix pouvaient lire ou écrire, où des maladies qu’on peut éviter réduisent l’espérance de vie par deux et où le manque d’infrastructures et de capitaux décourage les entrepreneurs. Dans tous ces villages, les habitants savaient ce qu’il fallait améliorer.
Mais pour que le changement survienne, nous avons besoin de partenariats entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile pour mettre en place des systèmes qui peuvent fournir des solutions durables en fonction des échelles. Étant donné que nous travaillons pour la prospérité mondiale, nous devons nous inspirer des idées et des expériences provenant du monde entier.
Mon message est simple : une ère d’opportunités extraordinaires requiert une institution mondiale extraordinaire. Je suis à l’écoute des pays en voie de développement, ainsi des pays qui fournissent la majorité des ressources qui soutiennent le développement pour discuter de la collaboration qui fera de la Banque mondiale, une institution plus inclusive, sensible et ouverte.
Une Banque mondiale plus inclusive disposera des ressources lui permettant de promouvoir sa principale mission de lutte contre la pauvreté. Elle disposera d’un organigramme qui confère de la légitimité et promeut la confiance et la sérénité. La Banque a récemment enregistré une augmentation de capital historique et a démarré un ambitieux programme de modernisation de ses opérations. Des mesures importantes ont également été prises pour accroître le partage des voix au vote et la participation des pays en voie de développement. S’il m’est confié la tâche de diriger la Banque mondiale, je vais renforcer ces acquis. Si la Banque mondiale veut promouvoir un développement inclusif, elle doit accorder aux nations émergentes un plus grand rôle.
Une Banque mondiale qui dispose d’une plus grande capacité de réaction a l’obligation de faire face aux défis du présent et d’envisager ceux à venir. La Banque mondiale est au service de tous les pays. J’aurai à cœur de m’assurer qu’elle fournit une réponse rapide et efficace à leurs besoins. Je n’aurai pas d’idées préconçues et j’appliquerai les principes de ma formation en médecine et en sciences sociales en vue d’adopter une approche basée sur les preuves.
Finalement, une Banque mondiale plus ouverte doit reconnaître qu’elle est loin d’avoir toutes les réponses et qu’elle doit par conséquent écouter attentivement tous ses clients et actionnaires. Je suis à la tête d’une institution universitaire de renommée mondiale et je vais m’assurer que la Banque mondiale constitue une plateforme d’échange d’idées. Elle collabore déjà étroitement avec de nombreux partenaires et elle peut renforcer ces acquis. La Banque a pris des mesures importantes permettant de renforcer sa transparence et la responsabilité en son sein ; elle doit continuer dans cette lancée de l’ouverture.
Sans action, l’opportunité n’est qu’un vain mot. Au cours des prochaines semaines, je m’attellerai à écouter les positions des parties prenantes de la Banque mondiale - clients, donateurs, gouvernements, citoyens et membres de la société civile - étant donné que nous construisons une vision commune visant à établir une institution plus solide, prête à satisfaire les besoins du monde au 21ème siècle. »


Sénégal-Premier de la gouvernance Macky Sall
 Liste du gouvernement 1 du premier ministre Abdoul Mbaye

1- Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’éxtérieur
2 Mbaye Ndiaye, ministre de l’Intérieur
3- Eva Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale
4- Augustin Tine, ministre des Forces armées
5- Aminata Touré, ministre de la Justice
6- Amadou Kane, ministre de l’Economie et des Finances
7- Youssou Ndour, ministre de la Culture et du Tourisme
8- Mariama Sarr, ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entrepreneuriat féminin
9- Ibrahima Sall, ministre de l’Education nationale
10- Benoît Sambou, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural
11- Cheikh Bamba Dièye, ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales
12- Mata Sy Diallo, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
13- Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage
14- Pape Diouf, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes
15- Mor Ngom, ministre des Infrastructures et des Transports
16- Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie et des Mines
17- Aly Koto Ndiaye, ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi
18- El Hadji Malick, ministre des Sports
19- Khoudia Mbaye, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat
20- Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, porte-parole du Gouvernement
21- Ali Haidar, ministre de l’Ecologie et de la Protection de la nature
22- Mansour Sy, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les institutions
23- Oumar Guèye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement
24- Abou Lô, ministre de la Communication et des Technologies de l’information et de la communication
25- Abdoulaye Daouda Diallo, ministre délégué, chargé du Budget
Dakar, mercredi 4 Avril 2012


dimanche 1 avril 2012

Bénin - Action gouvernementale

34 nominations de hauts fonctionaires

Le conseil des ministres tenu le 28 mars 2012 a été consacré essentiellement à des nominations au plus hauts postes des administrations civile et militaire. Désormais, c’est le général de brigade Samanou Oké qui est le patron de l’Armée béninoise en remplacement du général de division Mathieu Boni, admis à la retraite. Au niveau de la gendarmerie nationale le général Robert Sèwadé prend les commandes, succédant au général Cocou Sèmègan promu directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale. Lire le compte rendu du conseil.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 28 mars 2012.
Au début de la séance, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire des feus :
- Anastasie Anassi Kouassi née Hounkpatin, belle-mère du Colonel Pierre Anani, Officier Supérieur de l’Armée de Terre et du Capitaine de Frégate à la retraite Christophe Gnanvossou, décédée le 28 février 2012 ;
- Akouavi Marie Madeleine Adjignon Sohoué, belle-mère du Commissaire de Police de 1ère classe Lamas Cossi, décédée le 03 mars 2012.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
- un projet de décret portant agrément pour l’exploitation des jeux de hasard, d’argent et de paris en République du Bénin ;
- un projet de décret portant création d’une caisse de fonds de contrepartie béninoise aux projets à gérer par la Caisse autonome d’amortissement.
Le Conseil des ministres a également examiné plusieurs communications, dont :
- un compte-rendu du Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche au sujet des réunions de concertation relatives au programme de protection phytosanitaire du coton au titre de la campagne 2012-2013.
Il ressort de ce compte-rendu qu’à la suite des alertes lancées par des représentants des producteurs de coton, le Premier Ministre Chargé de la coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social a présidé une série de réunions avec les acteurs du secteur cotonnier notamment les représentants de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) ainsi que les importateurs et distributeurs d’intrants.
Ces réunions visaient à trouver des solutions à l’approvisionnement à temps des producteurs en intrants alternatifs en vue de pallier à l’appel d’offres pour la fourniture de produits autres que le thian lancé par l’Aic et demeuré infructueux faute de soumission.
Face à l’impasse qui s’annonçait en l’absence d’autres produits alternatifs plus efficaces en quantité suffisante et à la suite des concertations entre le Gouvernement et les différents acteurs, le thian a été introduit à nouveau dans le programme de la protection phytosanitaire.
La réintroduction du thian dans le programme de protection phytosanitaire offre aux producteurs le choix entre ce produit et d’autres produits alternatifs, et permet d’éviter de compromettre la campagne cotonnière 2012-2013.
En approuvant le présent compte-rendu, le Conseil des Ministres tient à rassurer tous les producteurs et autres acteurs du secteur cotonnier sur la volonté du gouvernement à éviter une année cotonnière blanche.
Dans ce cadre, il est demandé au Premier ministre Chargé de la coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social de poursuivre les concertations avec les différents acteurs afin d’obtenir de ces derniers des garanties sûres quant à leurs rôles futurs dans la promotion du partenariat public privé dans le secteur cotonnier.
Des instructions ont été également données au ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux fins :
1- des dispositions à prendre en collaboration avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) et les autres acteurs pour le renforcement du dispositif d’encadrement technique et la sensibilisation des cotonculteurs afin d’assurer le suivi efficace du programme phytosanitaire du cotonnier pour la campagne 2012-2013, conformément aux prescriptions techniques malgré la réintroduction de thian dans ledit programme ;
2- de transmission rapide du nouveau programme de protection phytosanitaire à l’Aic pour que l’adjudication pour l’importation et la distribution des intrants coton soient réalisées au plus tard le 4 avril 2012.
Par ailleurs, le Conseil des Ministres a demandé au ministre délégué auprès du Président de la République chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires, d’instruire le Directeur Général du Port Autonome de Cotonou en vue de faciliter l’enlèvement rapide des commandes d’intrants coton qui seront débarqués au Port de Cotonou.
Le Conseil des Ministres a, par ailleurs, autorisé entre autres :
- la participation de l’Equipe nationale senior de football aux éliminatoires de la Can Afrique du Sud 2013 et de la Coupe du monde Brésil 2014 ;
- la participation du Bénin au Stage technique international d’archives (Stia), qui aura lieu à Paris du 02 avril au 04 mai 2012.
Le Conseil des Ministres a enfin prononcé les nominations ci-après :
Nonminations
Au ministère de la Défense nationale
Sur proposition du Ministre d’Etat :
• Chef d’Etat major général des forces armées Béninoises
o Général de Brigade Soumanou Oké
• Chef d’Etat Major des Forces Navales
o Capitaine de Vaisseau Gbessemehlan Hounsou Dénis
• Chef d’Etat Major des Forces Aériennes
o Colonel Gogue Abdoulaye
• Chef d’Etat major adjoint des forces aériennes
o Colonel Batossi Léonard
• Directeur de cabinet du ministre d’Etat
o Général de Brigade Sèmègan Cocou Lègba
• Directeur général de la Gendarmerie nationale
o Général de Brigade Sewadé Robert
• Directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale
o Colonel Nagnimi Awal
• Conseiller Technique aux Affaires Stratégiques
o Colonel Michodjèhoun Camille
• Conseiller technique aux affaires maritimes
o Capitaine de Frégate Ahoyo Maxime
• Directeur de la programmation et de la prospective
o Colonel Adossou Etienne
• Directeur des ressources financières et du matériel
o Intendant militaire de 2ème Classe Koda Alidou
• Directeur des ressources humaines
o Colonel Dègan Barthélemy
• Directeur de la communication et des relations publiques (Dcrp)
o Capitaine de Vaisseau Bamisso Djibrila
• Directeur du renseignement militaire (Drm)
o Colonel Sanni Gustave
• Directeur du matériel des armées (Dma)
o Capitaine de Vaisseau Houénou Randolphe
• Directeur du génie et de la participation au développement (Dgpd)
o Colonel Vigan Bonaventure
• Directeur de l’organisation du personnel des armées (Dopa)
o Colonel Biaou Alidou
• Chef pôle logistique
o Colonel Seibou Karim
• Chef pôle entraînement
o Lieutenant Colonel Adjaho Guy
• Chef centre opérationnel inter armées
o Colonel Djohoun Cocou André Cyarique
• Chef pôle service relations internationales
o Capitaine de Vaisseau Adébitè Cyriaque Jean
• Attaché de défense à Paris
o Lieutenant Colonel Afouda Richard
• Attaché de défense adjoint à Paris
o Lieutenant Colonel Gbaguidi Fructueux
• Attaché de défense à New York
o Capitaine de Vaisseau Aho Patrick
• Attaché de défense adjoint à New York
o Intendant Militaire Gainyo Cyrille
• Attaché de défense à Washington
o Colonel Tawès Pascal
• Attaché de défense adjoint à Washington
o Capitaine de Vaisseau Dèdo Vincent
• Attaché de défense à Bruxelles
o Colonel Kerekou Montand
• Attaché de défense adjoint à Bruxelles
o Lieutenant Colonel de Souza Christian
• Attaché de défense à Abuja
o Lieutenant Colonel Kandisounou Léon
• Attaché de défense adjoint à Abuja
o Commandant Agonglo Adolphe
Au ministère de la santé
Sur proposition du Ministre :
• Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le Sida
o Madame Sonia Boni
• Chargée de mission
o Madame Agnès Kassa Gazard
Au ministre de l’énergie, des recherches pétrolières et minières, de l’eau et du développement des énergies renouvelables
Sur proposition du Ministre :
•Directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie
o Monsieur Sakariyou Mahman
Fait à Cotonou, le 28 mars 2012
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Eugène Dossoumou